Vendredi 28 Septembre 2007 :
06h du mat’ a peine et deja reveille, je n ai pa ferme l’oeil de la nuit, j’emerge doucement de mon demi sommeil et j’entends deja frapper a ma porte, on torture la poignee de l’exterieur, qui cela peut il bien etre a cette heure-ci? J’ouvre la porte, c’est le gamin de l’hotel qui vient me proposer du the, ah les Indiens et leur savoir-vivre!!! Je lui precise 4 fois de suite de m’apporter un the noir sans lait, il revient 5 minutes plus tard avec son petit verre a la proprete plus que douteuse, je sens a peine le the noye dans le lait, ca fera 4 roupies...
Je dois retrouver Cedric a 10h, après un petit dej” de Masala Dosa je me dirige vers la gare ou nous nous sommes donne rendez-vous. Il a lui aussi tres mal dormi, l’excitation, le stress peut etre, nous devons embarquer cette après-midi a 17h pour les iles Andaman, un trajet de trois jours environ, ous avons reserve pour la classe “bunk”, on a hate de voir a quoi cela va resembler. Notre objectif ce matin est de trouver chacun un masque et un tuba, nous sautons dans un rickshaw en direction du bazzar, ce genre d’endroit est le lieu ou l’on trouve absolument tout mais jamais ce que l’on cherche. Nous nous renseignons aupres d’un Indiens, la boutique doit etre juste au coin de la rue. Au coin de la rue pas la moindre trace de boutique de plongee, nous demandons a nouveau, le type nous renvoit d’ou l’on vient, une vraie chasse au tresor commence alors. Voila 2h environ que nous tournons dans le quartier quand nous tombons sur La boutique qui possede Un masque et un tuba, qui plus est de mauvaise qualite. A u bord du decouragement nous apprenons finalement qu’il y a un magasin specialize dans la plongee dans le quartier meme ou nous logeons… rickshaw en sens inverse. Le magasin en question possede bien trios masque et deux paires de palmes, rien de correct, on laisse tomnber, on achetera sur place.
Nous devons etre a 14h au port ou un bus viendra nous chercher pour nous guider au bateau. Nous arrivons pile poil a l’heure, finalement le bus ne viendra qu’a 15h, cela nous laisse le temps d’aller boire une biere dans le bar surement le plus glauque de la ville, le type veut nous faire payer 200 roupies la biere, prix exhorbitant. Nous bataillons quelques instants, nous savons tres bien qu’une biere dans un bar vaut au dans les environs de 70 roupies, on s’en sort finalement pour 100 roupies chacun avec toute une maontagne de petits biscuits et autres fruits et le type de s’exclamer : “Pas de pourboire??”.
15h, nous sommes au lieu convenu, par chance le bus vient s’arreter juste devant nous, nous montons directement, pas la peine d’etriper deux ou trios indiens cette fois-ci pour se faire une place, nous avons cependant le plaisir de les voir s’entre-tuer pour avancer ne serait-ce qu’un pied ou, joie immense monter une valise de plus. Dans la position d’une sardine sagement allongee dans sa boite nous penetrons dans le port, un 1er controle des billets et nous descendons du bus. On rentre dans le hall pour verification des bagages et 2eme controle des billets. Nous sortons alors du hangar et decouvrons enfin notre navire : “Ca flote ce truc!!”. Le Swaraj Dweep n’est pas immense, de dehors il est plutot sale mais tout de meme assez correct. Nous embarquons tout excite de decouvrir notre bunk, on nous demande de descendre, nousnous executons puis cherchons un moment notre numero de lit dans ce dedale d’immenses couloirs. Nous y voila, une grande piece, 50 lits, du bonheur en perspective. Il n’y a quasiment personne pour l’instant, nous enlevons la couche de poussiere de nos couchettes et nous installons. Il est temps d’explorer le bateau, nous sortons sur le 1er pont, c’est plutot moche et pas d’endroits pour se poser tranquilement et regarder la mer. Nous montons sur le pont superieur, il y a bien quelques chaises sur une sorte de terrasse mais nous n’avons d’autres horizons que les enormes canaux de sauvetages. Nous nous installons, le bateau doit partir a 17h, nous apprenons qu’il y a en tout et pour tout 7 etrangers sur le navire. Deux jeunes Quebequoises, Daphnee et Laurence viennent rapidement nous rejoindre, puis nous croisons un Suisse au origines espagnoles. Nous faisons connaissance tranquilement, nous savons que nous avons le temps. Nous larguons les amarres a 20h, il fait nuit depuis un moment deja.
Nous voila maintenant en pleine mer, nous ne nous attendions pas a un tel roulis sur un bateau de cette taille, nous tentons tout de meme un diner. Nous nous posons dans le restaurant de 1ere classe, nous sommes blancs donc nous sommes riches, personne ne nous pose de questions, nous sommes forcement en cabine 1ere classe. Au menu nous avons Thali ou Thali, vegetarian ou non vegetarian. Nous voila assis devant notre plateau, du riz, des lentilles, du pain, deux petits morceaux de viande et un peu de sauce, nous mangeons le tout avec les mains, de toute facon nous n’avons pas de cuillere. C’est l’heure d’aller se coucher, nous croisons les deux derniers blancs, Quebequois egalement… Les deux filles sonr en fait dans les couchettes voisines des notres, nous decouvrons alors le dortoir plein a craquer, une petite mission toilettes et nous voila dans nos sacs de couchages a attendre que les Indiens se taisent et eteignent la lumiere, je sais maintenant qu’un indien ne se tait jamais. Ils parlent fort, ils petent, ils rotent, nous sommes bien. Ca se leve tot un indien, au petit matin nous comparons nos nuits, nous avons dormi en moyenne 3 ou 4 heures, ca promet pour la suite. En guise de petit dej’ nous mangeons nos biscuits, le Thali au reveil ca ne me tente pas trop. Il n’y a absolument rien a faire sur le bateau, pas la moindre distraction. Nous nous retrouvons rapidement tous les six avec la bande de Francophones a jouer aux cartes, un groupe d’indiens se forme rapidement autour de nous, rien de plus distrayant que des blancs qui jouent aux cartes, en plus ils changent de place a tous les tours, c’est fou. Une vingtaine de paire d’yeux braques sur nous, nous contiunons notre jeu, ils commencent alors a nous prendre en photo, c’est passionnant poue eux. Le midi nous ne mangeons pas, nous preservons nos estomacs. Les parties de cartes durent jusqu’au soir, rien d’autre a faire. Seconde activite de la journee, il va falloir manger, toujours en 1ere classe. Ce soir nous avons du Thali au menu, le petit morceau de poulet a ete remplace par un petit poisson, nous afutons nos doigts.
Nous redescendons au bunk, une leger odeur de vomi commence a s‘installer, il y a des tas d’ordures aux pieds des poubelles, des gens crachent dessus en passant. Je longe le couloir immense, au passaje je jette un oeil dans les douches, le principe de base en voyage concernat les douches est le suivant : quand la douche est plus sale que toi ce n’est pas la peine de te laver. Je sais maintenant que je vais passer trois jours sans me laver. Je continue mon expedition jusqu’aux toilettes, les lavabo sont tous bouches pour cause de vomi, c’est immonde, ca pue. Je suis tranquilement occupe aux toilettes quand je constate ( par dessous la cloison) que les indiens ne pissent pas dans le trou mais bel et bien devant sur le carrelage, la vague qui va et vient avec le movement du bateau n’est donc pas de l’eau… Je slalom entre les vomi et les ordures pour regagner ma couchette, epuise. Je commence a somnoler lorsqu’un indien vient tres gentiement engager la conversation : “ Your country? Your good name? Your age?” Ca ne le derange pas le moins du monde de me reveiller, j’abrege rapidement la conversation en lui racontant n’importe quoi, notamment que Cedric est mon pere ( il a trois ans de plus que moi). Je dors mieux cette nuit.
Second petit dej’ aux biscuits, il pleut, pas moyen de se mettre sur le pont, tout est innonde, Laurence a envie de vomir, le journee s’annonce bien. Nous ne faisons rien toute la matinee car il n’y a toujours rien a faire, nous ne mangeons pas le midi non plus. Nous nous reunissons une fois de plus tous le six autour d’une table pour jouer aux cartes, c’est un vrai marathon, je n’ai jamais autant joue aux cartes de ma vie. Les cartes defilent vite, les heures passent lentement. Ce soir nous mangeons du Thali, avec un autre poisson cette fois. Puis nous jouons aux cartes pour changer. Descente au bunk, ca commence serieusement a sentir le fauve la dedans, le type devant moi fait une merveilleuse glissade sur une plaque de vomi non signalee, je l’esquive habiliment, je ne regarde meme plus les douches. Au bout de couloir les chiottes, le bruit, les odeurs, a croire qu’ils font des relais pour qu’il y ait en permanence au moins une personne qui vomissent. Au desssus de mon petit trou derriere une porte defoncee, j’ai tout le loisir d’apprecier la scene, un indien vient pisser dans les chiottes d’a cote, quelques eclaboussures parviennent a mes pieds, une vague passe, la vie continue.
Au dortoir je retrouve mon pote d’hier soir qui en a cette fois-ci apres Laurence, il a une urgente envie de se marier avec elle, elle lui dit qu’elle est deja mariee avec Cedric, lui-meme croit que Cedric est mon pere, cela fait de Laurence ma mere, on se distrait comme on peut. Une nouvelle nuit passe au son des gens qui entrent dans le dortoir, qui allument la lumiere, qui discuttent, qui viennet toucher ton duvet juste pour le plaisir, des enfants qui pleurent… Nous devons arriver demain matin entre 8 et 10 h environ.
A 4h du mat’ les indiens commencent deja a s’exciter, il va bientot etre temps de se ruer sur les portes, le rush parait etre leur port favorit, toujours tous en meme temps au meme moment, ce serait trop simple d’ettendre 15 minutes que les gens sortenet tranquilement. Mais sortir en 1er du bateau parait etre un rare privilege, les plus fort domnent les plus faibles, ici tout se fait en movement de foule. J’ai vu a Chennai des gens ne pas pouvoir descendre du bus car la foule montait, bien sur on ne laisse pas descendre les gens avant de monter dans le bus, il risquerait d’y avoir de la place pour tout le monde. Souvent il y a deux movements de foule contraire, un qui monte et un qui descend, c’est le groupe le plus important qui remporte la bataille. Je suis moi meme une fois reste sur le quai a regarder partir mon train, je prefere attendre le prochain dans 10 minutes plutot que de m’accrocher au marche-pieds en luttant pour ne pas tomber sur la voie. Jen e comprendrai decidement jamis les indiens, ca n’a aucun sens.
Nous sommes sur le pont a attendre que le bateau crache ses flux de passager, nous sommes tous les quatre alors qu’ils sont des centaines a se bousculer juste en dessous. Nous sortons parmi les dernier et retrouvons le deux autres Quebequois au bureau ou l’on obtient nos permis pour rester sur les iles. Nous nous entassons tous les six dans un taxi et trouvons une auberge ou nous louons deux chamber, une de quatre et une de deux, nous sommes a Port-Blair, je vous ecrit depuis l’unique cyber café de la ville. Demain nous partons sur l’ile de Havelock, vous n’aurez probablement pas de nouvelle pendant quelques semaines faute d’acces internet.
A bientot tout le monde, demain je penserai a vous tout en nageant dans l’eau transparente avec mon masque et mon tuba.
Alex
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